Enseignements

Discours de Ram Bahadur Bonjam, le 10 novembre 2008

10 novembre 2008 / Updated on 10 novembre 2008

Discours de Ram Bahadur Bonjam, le 10 novembre 2008

J'ai pris refuge dans le plus grand véhicule des véhicules qu'est le Yampa Dharma.

J'ai pris refuge dans tout le Dharma (voie spirituelle) et la Sangha (communauté spirituelle).

Je salue toutes les descendances de Bouddha et prends refuge. Je poursuis ma mĂ©ditation et ma pratique dans le but d’atteindre la paix comme moyen d’existence tout en gardant Ă  l'esprit le contexte de chaque sociĂ©tĂ©, du sentiment public, du pays, de la naissance et du milieu de vie. J’ai dĂ©diĂ© toute ma vie, mon corps et ma parole pour les ĂȘtres dans la souffrance.

Le jour Ă©tait propice et le garçon avait six ou sept ans (Palden Dorje parle probablement de lui-mĂȘme). Ce garçon avait une pensĂ©e calme et cultivait de nobles sentiments. Un jour, Ă  la requĂȘte du MaĂźtre des RĂȘves, le garçon reçut une vision d’une personne importante en train de prĂȘcher. Cette personne spĂ©ciale Ă©tait vĂȘtue d’une robe blanche, sont teint Ă©tait blanc, son corps resplendissait de lumiĂšre et elle se mit Ă  dire au garçon « Regarde ici, ĂȘtre humain, pourquoi tu es venu? » Le garçon s’approcha alors de ce grand homme. Ce dernier rĂ©vĂ©la alors Ă  l’enfant pourquoi il Ă©tait venu et qui il Ă©tait. Un tel discours fut entendu. Dans cette situation, la rĂ©ponse fut donnĂ©e au garçon. Dans une vie passĂ©e, le garçon avait Ă©tĂ© un grand mĂ©ditant et a Ă©tĂ© tuĂ©.

Ensuite, lorsqu’il eut huit ou neuf ans, une scĂšne miraculeuse se produisit. Non loin du village du garçon, il y avait un village d’une communautĂ© Tharu. Un cadavre fut amenĂ© de ce village voisin au bord d’une riviĂšre situĂ©e prĂšs du village du garçon pour la crĂ©mation. Le garçon errait dans les environs avec ses amis. Soudain, son regard se posa sur le bĂ»cher funĂ©raire. Il y vit une rayonnante lumiĂšre qui Ă©mergea du corps et pĂ©nĂ©tra le ciel. La lumiĂšre brĂ»lait d’une flamme jaune et verte. Jour aprĂšs jour, le garçon se mit Ă  contempler que la libĂ©ration serait ainsi achevĂ©e aprĂšs la mort. L’idĂ©e de cette mĂ©ditation s’intensifia. La vision de l’étincelante lumiĂšre aperçue sur le bĂ»cher ainsi que la connaissance de la mĂ©ditation acquise lors d’une vie passĂ©e restĂšrent trĂšs vives dans sa mĂ©moire jour et nuit. Graduellement, aprĂšs la connaissance de la voie de la mĂ©ditation, le besoin de trouver un lieu solitaire se fit ressentir.

Au dĂ©but, partant du septiĂšme chakra et atteignant le chakra Brahma, Klesha (les poisons) et Mara (le dĂ©mon) furent anĂ©antis et des lumiĂšres invisibles pĂ©nĂ©trĂšrent le corps. La connaissance de Maitri (amour bienveillant) de Lok (du monde) et de Alok (l’au-delĂ  du monde) fut obtenue. La connaissance Ă  propos de Lok et Alok ne peut ĂȘtre donnĂ©e dans cette Samsara Ă  moins que l’Unique et Honorable Omniscient (Bhagavan) ordonne qu’elle soit donnĂ©e. Pour cette Samsara, je pratique le Dharma d’un Boddhisattva en m’éloignant de toute action indĂ©sirable (Akushala papa) et en cultivant la pensĂ©e noble (Maitri Bhawana) dans mon esprit. Ceci implique donc une bonne action dans le karma, dans la parole et dans la pensĂ©e tout en Ă©vitant une mauvaise conduite sexuelle, la colĂšre et l’aviditĂ©.

À partir de la Dhyana marga (la voie de la mĂ©ditation), l’Unique HonorĂ© (Bhagavan) donna encore sa parole (Ă  Palden Dorje) : « Ce monde troublĂ© souffre parce que les humains n’ont pas dĂ©velopper la compassion (Karuna) en raison de leur ignorance qui gĂ©nĂšre l’avarice, la colĂšre, l’aversion, l’envie et l’attachement. Les ĂȘtres humains ont maintenu des doctrines et des traditions qui les dĂ©truisent et qui dĂ©truisent Ă©galement la descendance de Dieu. CrĂ©ons un chemin de paix. Demeure fidĂšle Ă  la « nana ashana dharma » en renonçant au corps, Ă  la parole et Ă  la pensĂ©e pour le bien-ĂȘtre des ĂȘtres sensibles du monde; ceci est la premiĂšre Ă©tape pour la paix mondiale et la libĂ©ration des ĂȘtres sensibles. La concentration devrait porter sur le bĂ©nĂ©fice du Dharma pour les ĂȘtres humains ».

Ainsi, j’offrirai toujours une pure guidance Ă  travers les actions quotidiennes de bonne conduite, le Dharma et les mĂ©rites.

J’ai pris refuge dans le libĂ©rateur pour toujours. Je vais mener la conscience des ĂȘtres sensibles perdus vers la voie de la libĂ©ration (moksha) en leur faisant rĂ©aliser l’idĂ©e de la compassion et en gardant Ă  l’esprit le monde qui subsiste entre la terre et le ciel qui a pris une naissance impermanente et qui erre en ce monde.

Ce n’est pas qu’il n’y ait pas eu la connaissance d’une noble vĂ©ritĂ© dans le monde auparavant mais toutes les nobles doctrines, traditions et religions ont Ă©tĂ© souillĂ©es. Toutes ces doctrines, traditions et religions ont créé une sĂ©paration entre les ĂȘtres nobles alors que la face de l’humanitĂ© est une. C’est pourquoi vous devez accepter la bonne conduite et cesser les traditions trompeuses. La connaissance de l’ñme suprĂȘme (Paramatma) et l’ñme suprĂȘme elle-mĂȘme n’est qu’une.

Le monde repose sur un seul Ă©lĂ©ment. Cet Ă©lĂ©ment va dĂ©truire autant que sauver le monde. Si la bonne guidance de la vĂ©ritĂ© est acceptĂ©e par chacun, alors lĂ , je peux allumer la lumiĂšre de la paix Ă  travers le monde. Tout le monde pourra toucher la pensĂ©e de chacun. La connaissance du Dharma offrira des conseils pour la non-violence, la charitĂ© et la compassion et libĂ©rera les ĂȘtres sensibles. Les humains qui ne comprendront pas cette pensĂ©e d’amour bienveillant (Maitri) souffriront Ă  cause de leur attachement et de leurs dĂ©sirs créés par leur ignorance. Les ĂȘtres humains souffrent Ă  cause de l’avarice qui sĂ©vit dans le monde. Ils sont agitĂ©s et dans l’agonie dĂ» au fardeau de leurs mauvaises actions.

Que reprĂ©sente la souffrance des ĂȘtres humains? Il sĂ©vit un problĂšme Ă  comprendre ce que la souffrance humaine est vraiment. Nous ne voulons pas expĂ©rimenter la souffrance. Dans ce monde impermanent, il n’y a rien qui ne connaisse point de souffrance. De la naissance Ă  la mort, ĂȘtre un humain est souffrance. Les humains qui souffrent, Ă©tant incapables d’oublier ou de renoncer Ă  leurs dĂ©sirs, restent dans la souffrance pendant toute leur vie. Par consĂ©quent, dans un monde gouvernĂ© par des lois remplies d’injustices et de mensonges, les gens luttent avec des pensĂ©es de dĂ©sir pour le plaisir. De mĂȘme, il est difficile de prendre le chemin du bien-ĂȘtre humain. MĂȘme avec les religions, lorsque les humains dĂ©pendent d’une foi aveugle, ça tourne en dĂ©sirs Ă©motifs qui se perdent dans un tourbillon incessant.

En pensant toujours Ă  eux, je serai absorbĂ© dans ma mĂ©ditation Ă  devenir un Boddhisattva pour la libĂ©ration de tous les ĂȘtres sensibles qui souffrent dans le cycle de ce monde jusqu’à ce qu’ils atteignent l’illumination.

Que tous les ĂȘtres soient heureux.


Texte original ▌

Notes: Dharma Sangha n'utilise pas souvent le pronom "Je" dans ses discours, il est ajoutĂ© ici pour rendre la traduction plus facile Ă  comprendre. La conjugaison Ă  la premiĂšre personne (-chhu) est plus utilisĂ©e que le pronom personnel "Je" (ma, mais Ă  ne pas confondre avec le mĂȘme mot, qui est un postfixe pour "Ă " ou "dans", comme dans "tyo samay ma") et parfois le mot "mon" (mero). Le plus souvent il utilise "sa propre ..." (aphno).

Traduit par: Marie-Soleil



Photo:

Vidéo:

blog comments powered by DISQUS

Aller en haut